 SUR LE THÈME DE : ACCÈS À L’INFORMATION Le libre accès des médias et des journalistes à l'information et à leurs sources est une condition essentielle à l'existence d'une presse libre et à la satisfaction et au respect du droit du public à l'information. Les médias et les journalistes doivent être à l'abri de toute pratique ou intervention qui les empêche de s'acquitter de leur fonction dans la société. Cette indépendance et cette latitude leur sont essentielles pour accomplir leur tâche convenablement afin d’informer le public des faits, des événements et des questions d’intérêt public et de refléter le plus fidèlement possible les idées qui ont cours dans la société. Le libre accès de la presse à l’information est donc indispensable pour permettre aux citoyens de porter des jugements éclairés et pour favoriser un débat démocratique élargi et ouvert.
La recherche et la collecte des informations Les médias et les professionnels de l'information doivent être libres de rechercher et de collecter les informations sur les faits et les événements sans entrave ni menace ou représailles. L'attention qu'ils décident de porter à un sujet particulier, le choix de ce sujet et sa pertinence relèvent de leur jugement rédactionnel. Nul ne peut dicter à la presse le contenu de l'information sans s'exposer à faire de la censure ou à orienter l'information. L’accès à l’information gouvernementale
L’État doit témoigner d’une volonté politique ferme de rendre son administration aussi transparente que possible. Les institutions et les pouvoirs publics ont l'obligation de respecter cet objectif de transparence et de faciliter l’accès aux documents publics. La Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels (LIEN), adoptée au Québec en 1982, et la Loi sur l’accès à l’information (LIEN), adoptée par Ottawa l’année suivante, reconnaissent le principe selon lequel l’État est au service du citoyen et doit lui rendre des comptes. Les citoyens ont le droit inaliénable d'être pleinement et adéquatement renseignés sur les faits, les gestes et les décisions des responsables de l'administration publique. Si un gouvernement peut, pour des raisons d'intérêt public, interdire ou retarder la publication de certaines informations, il ne peut s’attendre en contrepartie à ce que la presse ait la même lecture de l’intérêt public. Le gouvernement ne doit pas confondre l'information qu'il a intérêt à faire connaître et l'information d'intérêt public. Il est essentiel que la presse ait accès à l’information concernant l’appareil administratif de l’État ainsi que des institutions et organismes qui en relèvent ou qui en sont une extension. Toute entrave d’ordre juridique ou administratif (délais, coûts, etc.) en la matière constitue une atteinte à la liberté de la presse et à la fonction sociale qui lui est dévolue, ainsi qu’au droit légitime de la population d’être informée des faits et gestes de son administration publique.
La censure et l’intervention de l’État
Les restrictions que peuvent prévoir les lois ne devraient autoriser aucune forme de censure des nouvelles, des reportages, des commentaires et des opinions, notamment ceux de nature politique. Ces dispositions législatives ne devraient en aucun temps être invoquées pour réduire le droit de la presse de critiquer le gouvernement, quel qu’en soit le palier, municipal y compris. L'État peut faciliter l'existence et le développement d'une presse libre et de qualité. Son rôle doit viser à favoriser le droit du public à une information complète et authentique; il doit éviter toute action susceptible de restreindre ou d’altérer les contenus de l'information. L’État doit se garder de légiférer pour gérer l’information. Pour plus d’information à ce sujet consultez la section Publications . |