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Protection des personnes mineures

Voici un résumé, sur le thème de la protection des personnes mineures, du contenu officiel des Droits et responsabilité de la presse au Québec . La première colonne englobe les droits des médias et des journalistes, tandis que la deuxième colonne, présente leurs responsabilités à l’égard de l’information qu’ils diffusent ou publient.


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SUR LE THÈME DE :
PROTECTION DES PERSONNES MINEURES


 
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SUR LE THÈME DE :
PROTECTION DES PERSONNES MINEURES

La Loi sur la protection de la jeunesse accorde une protection spéciale aux personnes mineures. Les pouvoirs publics ont également adopté des mesures visant la protection de l’anonymat des jeunes impliqués dans un débat judiciaire ou dans une situation qui menace leur sécurité et leur développement, afin de ne pas compromettre leurs chances de réinsertion sociale et familiale. Pour les mêmes raisons, l’éthique journalistique oblige également au respect de balises particulières lors de la collecte, du traitement et de la diffusion d’informations concernant les mineurs, plus spécifiquement quant à leur identification.

Lorsque la presse juge pertinent d'informer le public sur les problèmes judiciaires des personnes mineures, elle devrait s'abstenir de publier toute mention propre à permettre leur identification, que ces personnes soient impliquées comme accusées, victimes ou témoins d'événements traumatisants.

Hors du contexte judiciaire, les médias et les journalistes devraient également être guidés dans l’exercice de leurs responsabilités professionnelles par le principe du respect de l’anonymat des jeunes, dont la sécurité et le développement pourraient être compromis. Ainsi, la presse devrait s’abstenir de donner des détails susceptibles de permettre l’identification de jeunes stigmatisés, que ce soit comme victimes, tiers innocents ou parce qu’ils vivent des difficultés personnelles graves.

Il peut arriver que l’intérêt public commande une dérogation à ce principe. Par exemple, la presse peut juger pertinent d’informer le public sur certains drames humains ou des événements traumatisants impliquant des jeunes, sur des situations où la protection du public ou d’un enfant est en jeu. Elle peut également vouloir traiter de problèmes sociaux graves impliquant des personnes mineures. Dans tous ces cas, les médias et les journalistes doivent faire preuve de circonspection, de retenue et de respect envers les personnes en cause lors du choix de l’angle de traitement du sujet. La presse doit aussi éviter toute détresse inutile aux jeunes victimes de drames humains et d’événements traumatisants.

Toute levée de l’anonymat de personnes mineures doit demeurer exceptionnelle et, dans tous les cas, subordonnée à certaines conditions préalables, tels le consentement libre et éclairé des jeunes, le soutien et l’accompagnement constant de personnes responsables et toute autre précaution nécessaire. Il est essentiel de mettre de l’avant des mesures préventives afin d’éviter que des torts ne leur soient causés ou afin d’atténuer ou de contrer les effets préjudiciables de la diffusion publique.